Equipe SIWAY

IONIS MAG interviewe Julien STEPHAN

Comment est née SIWAY et en quoi consiste son activité ?

SIWAY est née d’un constat fait en 2006/2007 : l’innovation apportée par le digital s’accélère chaque année et les entreprises n’ont pas ou pas suffisamment de partenaires pour leur rendre ces innovations accessibles. Les agences web ont tendance à travailler une solution puis à essayer de la revendre un maximum pour la rentabiliser. De l’autre côté, les SS2i « louent » des ressources à la journée, et n’ont donc pas tendance à s’impliquer dans les choix et les conséquences à moyen terme, à conseiller, ni partager les enjeux ou offrir une

vision au client.

À mon sens, il n’y avait pas d’offre en mode agence d’innovation pour accompagner des structures ou des projets Tech. Rendre l’innovation accessible, travailler en permanence avec les meilleures solutions, sans aucune dépendance autre que la performance et l’innovation, tout en étant capable de faire du tout inclus, voilà le pitch de départ de SIWAY.

Bien sûr le coût de production, de formation, de recherche et de tests de solutions était un problème. D’où l’idée de séparer l’implantation sur deux continents, avec un centre à Casablanca et un autre à Paris.

L’offshore nous a permis de gérer notre croissance sans exploser le besoin en fonds de roulement (BFR) : tout en tenant notre promesse client et notre vision. La présence à Paris et le fait de s’orienter très fort dès le début à l’International nous permet aujourd’hui d’avoir des clients actifs dans plus de 30 pays et sur tous les continents.

Quel pôle de votre société enregistre aujourd’hui le plus fort développement ?

L’ensemble de la société ! Justement parce que nous visons un accompagnement plus global dans la démarche que si on vendait quelques produits précis. On vient nous voir avec une problématique, bien plus souvent qu’avec un cahier des charges. Le type de solutions qu’on va alors envisager est très variable : CMS, CRM, Cloud, Automation Marketing, Programmatique, Blockchain, IoT, eCommerce, ReMarketing, etc.

Par contre, je peux dire, par type de cible ou secteur, que nous avons une accélération particulière sur les start-ups en croissance (après le prototypage, quand les revenus commencent à rentrer), ainsi que sur la FinTech et les services financiers en général. Sur les start-ups en croissance d’abord, car si au début le site Internet, le

CRM, l’achat d’espace, les API de reporting, peuvent être faits à bas coûts en interne, les porteurs de projet n’hésitent plus à investir tôt dans la vie de la société. Il y a eu un vrai changement ces dernières années en

France, où auparavant les start-uppers étaient moins ambitieux et investissaient moins pour leur croissance.

Ensuite, il y a spécifiquement les services financiers. Nous avions de gros backgrounds en informatique financière, nous avons donc pris ce virage assez naturellement.

Les sociétés de services financiers cherchent à se transformer pour ne pas être mises hors-jeu. C’est à mon sens parce que nous aidons les membres de l’écosystème à accélérer leur croissance de manière horizontale que nous avons atteint ce classement de onzième en France dans le domaine des FinTech.

Que retenez-vous de vos années à l’ISEG Group ?

J’avais, en arrivant à l’ISEG Group, une formation de base technique (algorithmique, bases de données), et je voulais changer d’environnement pour m‘ouvrir l’esprit. Je n’ai pas été déçu. Depuis les professeurs, en passant par les copains de classe, ou la simple ambiance de la rue des Franc-Bourgeois à Paris, ça a vraiment été une période très heureuse, d’ouverture, de partage d’idées de manière très positive. J’y ai été hyper à l’aise pour préparer la suite... Je surfe toujours sur cette vague pour tout dire, et je pense que l’ISEG Group aussi, puisque la dynamique inter-écoles du Groupe IONIS se renforce pour le bien de tous ses membres, une démarche que j’applaudis.

Nous aurons, j’en suis sûr, des projets innovants et pertinents issus de la dynamique inter-écoles et compétences d’ici peu. C’est exactement le type de dynamisme que j’ai pu vivre en arrivant en technicien pour me faire former à la communication à l’ISEG Group.