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Zero Copy

Le Zero Copy est un mode de connexion qui permet à Salesforce Data 360 d’accéder à des données conservées dans certains systèmes externes sans devoir systématiquement les copier et les stocker une seconde fois dans la plateforme.

Les données peuvent ainsi rester dans leur environnement d’origine, par exemple un entrepôt de données, tout en étant consultées et exploitées depuis Data 360.

Salesforce décrit la fédération Zero Copy comme l’interrogation de données provenant de sources physiquement distinctes, traitées comme un système logique commun sans duplication entre les différents systèmes.

Pourquoi parle-t-on de « Zero Copy » ?

Dans une connexion traditionnelle, les données d’une source sont extraites, transférées puis copiées dans une autre plateforme.

Une entreprise peut ainsi se retrouver avec :

  • une version des données dans son entrepôt ;
  • une autre version dans son CRM ;
  • une copie dans sa plateforme marketing ;
  • une nouvelle copie dans sa Customer Data Platform.

Chaque duplication augmente les besoins de stockage et complique la gestion des mises à jour, de la sécurité et de la gouvernance.

Le Zero Copy vise à limiter cette duplication. Data 360 accède aux données à leur emplacement d’origine grâce à un mécanisme de fédération.

Le terme ne doit toutefois pas être interprété comme la garantie qu’aucune donnée technique ne circule jamais. Des métadonnées, des résultats de requêtes ou des informations nécessaires au fonctionnement de la connexion peuvent être traités.

L’idée principale est d’éviter la réplication complète et systématique des données sources.

Comment fonctionne le Zero Copy ?

Le fonctionnement peut être résumé en quatre étapes.

1. Les données restent dans leur système d’origine

Les informations continuent d’être stockées dans une plateforme externe compatible.

2. Une connexion fédérée est configurée

Data 360 est autorisé à accéder aux objets, tables ou vues nécessaires.

3. Les données sont représentées dans Data 360

La plateforme crée une représentation exploitable des données externes, notamment à travers ses objets de données.

4. Data 360 interroge les données lorsque cela est nécessaire

Les utilisateurs et les fonctionnalités autorisées peuvent exploiter les données sans qu’une copie complète soit préalablement ingérée dans Data 360.

Salesforce distingue ainsi les connecteurs qui ingèrent les données dans Data 360 et les connexions utilisant la fédération Zero Copy avec des sources externes.

Exemple concret de Zero Copy

Une entreprise conserve plusieurs années de commandes dans un entrepôt de données externe.

Elle souhaite utiliser ces informations dans Data 360 pour :

  • identifier les meilleurs clients ;
  • enrichir les profils ;
  • créer des segments ;
  • personnaliser les communications ;
  • alimenter certains usages d’intelligence artificielle.

Avec une ingestion classique, les données nécessaires seraient copiées dans Data 360 puis actualisées selon une fréquence définie.

Avec Zero Copy, Data 360 peut accéder aux données dans l’entrepôt externe sans répliquer l’ensemble des tables concernées.

L’entreprise conserve ainsi son entrepôt comme système principal de stockage tout en rendant certaines données disponibles dans Salesforce.

Quelle différence entre Zero Copy et ingestion classique ?

Ingestion classiqueZero Copy
Les données sont copiées dans Data 360 Les données restent principalement dans leur environnement d’origine
Une fréquence d’ingestion est définie Les données sont interrogées au moyen d’une connexion fédérée
Data 360 stocke une copie des données ingérées Data 360 exploite une représentation des données externes
L’actualisation dépend du mode batch ou streaming La fraîcheur dépend de la source et du fonctionnement de la connexion
Peut être adaptée à de nombreuses sources Nécessite une intégration Zero Copy compatible

Ces deux méthodes ne sont pas nécessairement concurrentes.

Une architecture peut utiliser :

  • l’ingestion pour certaines données ;
  • le streaming pour des événements urgents ;
  • le Zero Copy pour de grands volumes déjà organisés dans un entrepôt externe.

Quels sont les avantages du Zero Copy ?

Réduire les duplications

Les données n’ont pas besoin d’être entièrement copiées dans chaque plateforme qui souhaite les exploiter.

Conserver une source de référence

L’entrepôt de données peut rester le système principal dans lequel les informations sont stockées et gouvernées.

Faciliter l’accès à de grands volumes

L’entreprise peut éviter de déplacer systématiquement de très grandes tables uniquement pour les rendre accessibles dans Salesforce.

Améliorer la fraîcheur des données

Les requêtes portent sur les données disponibles dans le système externe. Cela peut réduire le décalage provoqué par certaines ingestions périodiques.

La fraîcheur réelle dépend néanmoins de la source, de la connexion, des traitements et de l’usage concerné.

Simplifier certains enjeux de gouvernance

Limiter les copies peut faciliter le suivi de l’emplacement des données et réduire le nombre d’environnements dans lesquels elles sont dupliquées.

Cela ne supprime toutefois pas les exigences liées aux accès, aux consentements ou à la sécurité.

Exploiter les investissements existants

Une entreprise ayant déjà construit une architecture data dans une plateforme externe n’est pas obligée de déplacer l’intégralité de ses données pour commencer à les utiliser dans Salesforce.

Quelles sont les limites du Zero Copy ?

La source doit être compatible

Toutes les plateformes et tous les connecteurs ne proposent pas nécessairement les mêmes capacités de fédération.

Les performances dépendent de plusieurs systèmes

La rapidité des requêtes peut dépendre de Data 360, mais aussi de la disponibilité, de la puissance et de la configuration du système externe.

Les coûts ne disparaissent pas

Le Zero Copy peut limiter certains coûts de duplication ou de stockage. Il peut néanmoins générer des coûts liés aux requêtes, au calcul, aux transferts ou à l’utilisation des plateformes concernées.

La donnée doit rester correctement modélisée

L’absence de copie ne dispense pas l’entreprise de travailler sur :

  • la qualité des champs ;
  • les identifiants ;
  • les relations ;
  • les règles de gouvernance ;
  • le mapping vers les DMO ;
  • les droits d’accès.

Tous les usages ne sont pas identiques

Une donnée accessible en Zero Copy n’est pas automatiquement compatible avec toutes les fonctionnalités, tous les rythmes de traitement ou tous les scénarios d’activation.

L’architecture doit être définie en fonction du besoin réel.

Zero Copy signifie-t-il temps réel ?

Non.

Le Zero Copy et le temps réel correspondent à deux notions différentes.

  • Zero Copy décrit principalement la manière dont les données sont accessibles sans duplication complète.
  • Temps réel décrit la rapidité avec laquelle une information devient disponible ou déclenche une action.

Une connexion Zero Copy peut fournir des données très récentes, mais le délai réel dépend du système source, de la requête, des traitements et de la fonctionnalité utilisée.

À l’inverse, des données ingérées en streaming peuvent être copiées dans Data 360 tout en étant disponibles très rapidement.

Quel est le lien entre Zero Copy, DLO et DMO ?

Les données accessibles en Zero Copy doivent tout de même être représentées et organisées dans Data 360.

Le parcours peut être résumé ainsi :

Source externe → connexion Zero Copy → représentation dans un DLO → mapping vers un DMO → exploitation dans Data 360

Le DLO représente les données connectées selon leur structure source.

Le DMO leur apporte ensuite une structure harmonisée afin qu’elles puissent être utilisées avec les autres données de l’entreprise.

La différence se situe donc dans la manière dont les données sont accessibles, et non dans la nécessité de les comprendre et de les modéliser.

Zero Copy remplace-t-il un Data Lake ou un Data Warehouse ?

Non.

Le Zero Copy est un mode d’accès aux données. Il ne remplace pas les fonctions remplies par un Data Lake ou un Data Warehouse.

L’entrepôt externe continue notamment à prendre en charge :

  • le stockage ;
  • l’historisation ;
  • les transformations ;
  • les modèles analytiques ;
  • la gouvernance ;
  • les usages de reporting.

Data 360 apporte de son côté des capacités orientées vers l’unification, la segmentation, l’activation et l’utilisation des données dans l’écosystème Salesforce.

Les deux environnements peuvent donc être complémentaires.

Quand utiliser le Zero Copy ?

Le Zero Copy peut être particulièrement pertinent lorsque :

  • de grands volumes de données sont déjà stockés dans un entrepôt externe ;
  • l’entreprise souhaite éviter une nouvelle duplication ;
  • l’entrepôt doit rester la source de référence ;
  • les données doivent être accessibles dans Salesforce ;
  • la gouvernance interdit ou limite certaines copies ;
  • la fraîcheur de la donnée est importante ;
  • l’architecture existante doit être conservée.

L’ingestion classique peut rester préférable lorsque :

  • la source n’est pas compatible ;
  • les volumes sont limités ;
  • les données doivent être durablement stockées dans Data 360 ;
  • les usages exigent une fonctionnalité particulière ;
  • la disponibilité du système externe ne peut pas être garantie ;
  • des transformations importantes doivent être réalisées avant exploitation.

Questions fréquentes sur le Zero Copy

Les données sont-elles réellement jamais copiées ?

Le Zero Copy évite la réplication complète des données entre les systèmes. Certaines informations techniques ou certains résultats peuvent néanmoins être traités pour permettre les requêtes et les usages associés.

Zero Copy est-il plus rapide qu’une ingestion ?

Pas systématiquement. Les performances dépendent de la source, de la connexion, des requêtes et de l’architecture.

Zero Copy réduit-il les coûts ?

Il peut réduire certains coûts liés au stockage et à la duplication. Il faut néanmoins prendre en compte les coûts de calcul, de requête, de transfert et de consommation des différentes plateformes.

Peut-on combiner Zero Copy et ingestion ?

Oui. Une même architecture peut utiliser différentes méthodes selon les sources et les cas d’usage.

Les données Zero Copy peuvent-elles être harmonisées ?

Oui. Elles peuvent être représentées dans les objets de données de Data 360 et associées au modèle harmonisé.

Zero Copy dispense-t-il de travailler sur la qualité des données ?

Non. La donnée doit toujours être comprise, nettoyée, gouvernée et correctement associée au modèle métier.

Pour aller plus loin

Vous souhaitez approfondir le rôle du Zero Copy dans une architecture data et comprendre comment exploiter des données externes sans les dupliquer systématiquement ? Découvrez nos articles consacrés à Salesforce Data 360 et aux architectures de données :